22 janvier 2020 ~ 1 Commentaire

Réflexions d’après-campagne sur une démocratie à en devenir.

L’Algérie paraissait dans une spirale sans fin, et une trajectoire sans issue particulièrement sinueuse et non dénuées de dangers. Le fruit sans doute d’une longue et insidieuse mission de déconstruction et désorientation, savamment orchestrée depuis plusieurs décennies par une caste dans le but est de pérenniser un modèle clanique, despotique et sans état d’âme.

Cependant, une fois de plus le destin en a voulu autrement, et le Peuple Algérien en posture d’observateurs aguerri tout au long de ces années, a jugé par le degré de maturation de ses idées et le seuil de saturation de son endurance, qu’il était grand temps de s’affranchir d’un dictat devenu obsolète et se réapproprier enfin l’écriture de son histoire en parfaite corrélation avec ses songes devenus l’espace d’un instant, une réalité à portée de main!

Le 22 Février 2019 marque un tournant diachronique, dans l’histoire contemporaine Algérienne, Un cataclysme politique dont les ondes de choc continuent à ce jour, à redessiner l’ère d’une Algérie Nouvelle, en pleine mue citoyenne. Ce fut une date mémorable pour son timbre singulier, celui du pacifisme, celui de l’exemplarité, celui du civisme, en somme une impulsion source d’inspiration de contrées lointaines et de peuples opprimés. S’en suit un tumulte sans précédent  mettant en échec les différents scénarios de sauvetage d’un régime aux aboies, désemparé et résigné. « Le Peuple miracle » soutenu et protégé par une institution militaire restée fidèle à son héritage glorieux,  a réussi son premier Pari, celui d’abolir la servitude. Pas moins.

 

Seulement, une victoire en demi-teinte, nécessite encore plus de détermination et d’abnégation sans faille, c’est donc armé d’un rameau d’olivier à la main et en tête, l’idée de l’avènement d’une nouvelle république , que Le Peuple persévère dans sa lutte devenue convergente, et fini par exiger sa conception du changement démocratique, d’une part. Et d’autre part,que les cercles de décisions ne pouvaient que se soumettre à la volonté populaire et, par voie de conséquence, initier plusieurs cycles préparatoires à  bon escient.Parfois faut-il reconnaître à mauvais escient.Les arrestations arbitraires pour délit d’opinion en sont une preuve.

La recherche d’un « consensus relatif », est couronnée par une élection présidentielle susceptible de symboliser un début de solution. Un jalon intermédiaire qui a propulsé un nouveau président, Élu dans un processus électoral non sans difficultés. La crise du régime est réglée, reste la crise politique.

En effet, cette élection a manifestement généré une discorde irréversible au sein d’un large pan du mouvement populaire ; qui jusque là a démontré une parfaite symbiose jalousée parfois par des Etats tiers

. Le morcellement inéluctable qui s’en est suivi laissera assurément, une divergence entre  deux segments du Peuple, le Peuple Opinion et le Peuple État. Le premier, plus actif voire parfois coercitif, qui n’hésite pas à nuancer les frontières entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif. Le second, plus  réservé voire effacé, il revendique la primauté de l’état Nation et sa préservation.

Cet écart idéologique parfois anxiogène, violent et manichéiste, dénote sans ambages, O combien la démocratie demeure un long et sinueux parcours d’apprentissage ponctué d’étapes et d’épreuves, Tel un jeune et vaste continent qui demande à être exploré.

La démocratie, terra incongnita ? Je ne le crois pas car je m’étais engagé dans la dernière campagne électorale aux côtés d’un candidat soutenu par un jeune parti. En France, le refus de ces élections était très visible. Les chiffres officiels, le constate.

Des dépassements sont évidemment à déplorer, néanmoins la diaspora algérienne de France demeure un des acteurs majeurs dans le nouveau champ politique. D’ailleurs, les Algériens de l’étranger étaient un des points centraux des programmes des cinq candidats en lisse. Une communauté fortement imprégnée de son histoire, d’où son attachement à l’Algérie mais qui absorbe aussi les mœurs démocratiques du pays d’accueil.

Pour ma part, ces présidentielles se sont soldées par un échec puisque mon candidat n’a pas été élu mais je reste combatif et surtout attentif aux gestes et actes du nouveau président de tous les Algériens fussent-ils à l’étranger. Il appel au dialogue, il concerte plusieurs personnalités, je suis certain que les Algériens de l’étranger n’en seront pas écarté. Le mandat ne fait que commencer. Le dialogue aussi.

B.K

Une réponse à “Réflexions d’après-campagne sur une démocratie à en devenir.”

  1. Analyse pertinente! Vous devez proposer et incarner l’alternative! Je vous ai vu intervenir sur plusieurs médias, vous avez les critères pour être aux responsabilités et changer les choses! Je vous souhaite une trajectoire politique au service du pays et du peuple! Cordialement. AT


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